La résidence Zao #2 – L’îlot causse Méjean

Partager le travail de créatifs qui nous fascinent est au cœur de ZAO ! Pour cette deuxième Résidence Zao, nous donnons carte blanche à Axelle Ponsonnet (@axellepons).

Fraîchement diplômée de l’école d’Architecture de Paris-Belleville, Axelle Ponsonnet a toujours entretenu une passion pour le dessin. Couplée à sa soif d’aventure et son amour pour les grands espaces, ses créations sont le plus souvent inspirées des lieux qu’elle a visités. Elles oscillent entre croquis, dessins d’architecture et réalisations davantage expressives et oniriques, multipliant les techniques et médium, du graphite à la linogravure en passant par l’aquarelle et l’encre. Son apprentissage de l’architecture a joué un rôle significatif dans sa pratique, cherchant non seulement à représenter mais surtout à questionner le façonnement économique, politique et écologique des espaces.

Par cette carte blanche, Axelle Ponsonnet nous plonge dans ses souvenirs de vacances loin de la ville, au cœur de la Lozère.

Les terres de pâturages abandonnées sont recouvertes petit à petit par les forêts qui gagnent du terrain.

« Ces dessins sont extraits de la série L’îlot causse Méjean. Ils visent à retranscrire l’expérience d’un paysage. Mélange de recherches de terrains, de références à la cartographie classique mais aussi de souvenirs, ce travail dresse un portrait écologique d’un territoire isolé.

Entre paysages steppiques et gorges spectaculaires dessinant l’îlot, le causse Méjean renvoie l’image illusoire d’un territoire qui aurait été préservé des problématiques modernes d’aménagement. Au-delà du mythe de la wilderness, cette nature dite originelle, le causse méjean porte en réalité les empreintes d’une exploitation de sa végétation et de ses sols par l’homme depuis des siècles.

Les falaises sont aussi des paysages qui ont été marqués par l’abandon. Interface historique entre les vallées et le plateau, ces versants étaient traversés par d’innombrables chemins aujourd’hui à l’état de friche, mais dont les traces sont encore visibles. Jamais retranscrit dans les cartographies classiques, ce maillage très dense de chemins s’est transmis jusqu’à aujourd’hui entre les générations par la parole,  révélant une histoire habitée du territoire.
Sur les hauteurs du plateau, l’eau est rare mais elle laisse des traces. Depuis des millénaires, elle s’infiltre dans les fractures, dissout la roche calcaire et dessine les contours d’un monde souterrain complexe jusqu’aux sous-sols de la vallée. 

Plaidoyer pour un art d’observer l’existant et y déceler des indices, L’îlot causse méjean tente d’en révéler une autre histoire en dessinant les traces de la présence de l’homme, dissimulées dans les paysages. Le dessin devient alors un prolongement du regard et permet de retranscrire une nouvelle manière d’appréhender les problématiques des vivants ». – Axelle Ponsonnet

↓ Retrouvez sa carte blanche sur le compte Instagram de Zao Magazine. ↓

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